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NIRVANA



"Nevermind"




Entre l'amour et la haine… Voilà le dicton qui résume assez bien ma pensée sur cet album.

Haine parce que l'arrivée de Nirvana en 91 sur les charts a tuée le gros son hard rock que je chérissais tant à l'époque. Des Leppard, Scorpions et Motley Crue ont soudainement pris le bord, devenu trop raingard pour la génération Nintendo. J'ai donc longtemps détesté Nirvana, bande de parvenus même pas capable d'accorder les guitares pour avoir un son clean. Pour moi, Nirvana était des casseux de party. Synonyme de haine aussi parce que grâce à eux et à leurs compères de la même vague, les solos de guitare sont brutalement disparus… Très grand sacrilège…

Amour parce que malgré toutes mes réticences lors de ma première écoute, force a été d'admettre que c'était un putain de bon album. Un défoulement complet, avec quelques pièces planantes. C'est indiscutable, Nirvana, avec son Nevermind, a changé la face du rock. Il lui a apporté un vent de fraîcheur, nécessaire à l'époque, n'en déplaise aux dinosaures dont j'ai fait parti. (j'ai le culot d'employer le passé ici J )

Or, il est là le problème, je ne l'ai plus cet album. J'ai trouvé le tour de m'en débarasser deux fois. Je l'avais d'abord obtenu au club Columbia à 3$, mais comme ce n'était pas mon genre de musique, je l'ai refilé à un chum au bout de quelques mois. Quelques années plus tard, les remords m'ont pris et lorsque je l'ai vu au pawnshop à 7$, j'ai sauté dessus. Mais à quoi bon avoir un cd qu'on n'écoute pas, aussi bon soit-il ? Voilà un an, je l'ai tradé pour un disque de REM à un autre chum… Et me voilà pénard, sans mon Nevermind…




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