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HELLOWEEN



"Keeper of the Seven Keys, part 1 and 2"




J'en conviens, je tombe dans la facilité ici... Prendre son groupe préféré et avoir le culot de nommer deux albums du coup comme incontournable du rock, faut le faire ! Va falloir ici mes amis que vous me fassiez confiance, de vous fiez à mon jugement et à mon amour pour la musique rock.

Dites-vous que le jour où je vais vouloir ploguer mon groupe préféré, je lui construirai une section entière sur ce site. Mais là n'est pas la question, car je cherche vraiment ici à indentifier les incontournables du rock. Et les Keepers of the Seven Keys ont à leur manière révolutionné la musique rock. Car d'abord, on doit s'entendre sur ce qui regroupe le genre musicale rock. Avec le temps, le genre s'est diversifié, d'où la naissance du hard rock, du trash, du métal, du death, du soft rock, etc. Et Helloween, grâce aux deux Keepers, ont mis au monde un nouveau style, le power-metal mélodique. Ce style a été aujourd'hui à maintes reprises recyclé, mais jamais avec la même énergie que sur ces deux albums anthologiques !

Peut-être connaissez-vous le groupe, ou du moins, sans aimez, en avez déjà entendu parler. J'ai 25 ans et j'ai appris à connaître ce groupe à la radio étudiante. À l'époque, I Want Out était notre hymme rebelle par excellence, au même titre que les Anarchy in the Uk pour les énervés dans années 70. Très impliqué socialement et politiquement parlant dans les textes, Helloween soulevait avec I Want Out la mainmise de politicelly correct sur nos vies. En voici un exemple:

From our lives' begenning on
we are pushed in little forms
no one asks us how we like to be
in school they teach you what to think
but everyone says different things
but they're all convinced that
they're the ones to see

So they keep tlaking and they never stop
And at a certain point you give it up
so the only thing that's left to think is this

I want out - to live my life alone
I want out - leave me be
I want out - to do things on my own
I want out - to live my life and to be free


À la polyvalente à Montmagny, Helloween était plus qu'un trademark avec une belle citrouille. Helloween apportait du nouveau dans une scène métal qui en avait besoin. Helloween s'attaquait au mythe du bien et du mal, pas nécessairement en tombant dans le piège des lutins et des sorcières, mais en transposant un monde mythique dans notre vie de tous les jours ! Si vous prenez la peine de lire les textes, vous constaterez que le bien et le mal est toujours transposé en image, et non en ridicule combat de dragons et de magiciens. Les dénigreurs du genre tombent souvent dans ce piège, sans même avoir écouter le groupe, ils supposent que le genre est farfelue et léger. Aujourd'hui, si je place Helloween dans la classe des incontournables, c'est justement pour que les préjugés tombent.

Mais Helloween a étonné le monde entier pas seulement par les textes, mais surtout pour la musique. Aucun groupe n'avait été jusque là musicalement parlant. Iron Maiden avait timidement ouvert la voix, mais malheureusement, le vierge de fer a toujours resté dans la facilité du pop métal après l'époque des Seventh son. Helloween est arrivé et a saisi la chance offerte. Le groupe était talentueux. Kai Hansen étonnait par son jeu, pendant que Weikath accumulait les faits d'armes derrière le maître. L'album Walls of Jericho, premier opus du groupe (si on oublie le premier LP), avait attiré l'attention de tous. Mais il manquait quelque chose... Hansen ne se sentait pas encore à l'aise à la guitare et aux chants à la fois. Il voulait un remplacant, et un bon, histoire de pouvoir réaliser le projet qu'il chérissait depuis longtemps. C'est ainsi que Michael Kiske est arrivé dans le groupe, superbe chanteur d'inspiration classique, à faire rougir le célèbre Dickinson.

Tout était donc en place pour la création des deux Gardiens des 7 clés. À l'époque, les membres du groupe voulaient que l'album en soit un double, toutefois, le gérant du groupe n'a jamais accepté ce désir pour des raisons commerciales. À ce qu'il paraît, les albums doubles n'étaient pas très viables commercialement parlant. Devant ce volte-face, Helloween a dû couper l'album en deux et sortir chaque partie à un an d'intervalle. C'est ainsi qu'en 1987, le groupe sortait le premier Keeper of the Seven Keys. Un album qui va conquérir la critique et les fans de métal. Même les Américains tombent en amour avec le groupe et l'album se vend à plus de 3 millions d'exemplaires dans ce seul pays. À ce jour, pour le reste de la planète, les ventes mondiales surpassent le 10 millions (ces chiffres ne sont pas officiels, mais ils proviennent de source très sûres), ce qui incroyable pour un genre aussi méconnu !

À quoi comparer cet album ? Prenez de la musique classique, mixez cela avec le Number of the beast d'Iron Maiden, perfectionnez le tout avec l'énergie et la qualité du Master of Puppets de Metallica, et vous avez un son qui se rapproche beaucoup aux deux Keepers. Toutefois, on pourrait qualifier cette comparaison de douteuse, mais c'est le seul moyen que j'ai pour vous donnez une idée du genre. Bref, n'importe qui qui adore les solos de guitares se doit d'écouter au moins une fois ses albums.

Le succès du premier Keepers est donc indéniable. Musicalement parlant, c'est un chef d'oeuvre. I'm alive, première pièce, est tellement bien réalisé que le musicien en herbe tombe sur le derrière. Twilight of the gods, avec ses combats de solos de guitares, est mémorable. Future World est rapidement devenu l'hymme national du groupe. Et Halloween, pièce de 13 minutes, remplis de solos de guitares incroyables, démontrent l'immense talent des musiciens.

L'album s'est vendu comme des petits pains chauds... Le groupe est devenu une tête d'affiche des Monsters of Rock... Metallica a même ouvert en Europe pour le groupe pendant quelques shows. Ça vous donne une idée. Pourtant, le groupe n'a pas fait une token avec cet album. Pris dans un contrat horrible avec la compagnie de disque, Helloween ne profitait aucunement de sa gloire.

En 1988, le deuxième Keepers est sorti. Il est la suite logique du premier album. Pas de nouveautés notables, seulement une continuité... Mais la critique est tout aussi bonne et l'album se vend autant que le premier. Dr Stein et I Want Out deviennent des succès commercials. Eagle fly free et Save Us deviennent des classiques du groupe. Et la pièce maître, Keeper of the seven keys, pièce de 13 minutes encore une fois, terminent un chapitre mémorable de l'histoire du rock.

Je vais être franc avec vous, ne perdez pas votre temps avec le reste du stock d'Helloween. Il faut être fan pour aimer... Ou être du moins un grand fan de métal. Mais si vous avez chez vous une coupelle d'albums de Maiden et de Metallica dans votre discothèque, et que vous n'avez jamais entendu Helloween, vous vous devez de prendre la peine d'écouter les deux Keepers. Vous ne serez pas déçu. Et pour les non-fans de métal, qu'est-ce que vous avez à perdre de prendre deux minutes de votre temps, d'aller au HMV le plus près, et de demander à écouter les deux albums ? C'est gratos.... Au pire, vous devez sûrement avoir un chum qui possède l'album.. Sinon, il reste Napster ! Faut souffrir pour découvrir à ce qu'on dit ! Faites l'effort !

Première partie
Initiation
I'm alive
A little time
Twilight of the gods
A tale that wasn't right
Future world
Halloween
Follow the sign

Deuxième partie
Invitation
Eagle fly free
You always walk alone
Rise and fall
Dr. Stein
We got the right
Save us
March of time
I want out
Keeper of the seven keys



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