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Editorial


19 mars 2003





Des dinosaures qui jouent fort !


merci à http://www.scorpions.webz.cz/pix/tscorps17.jpg

L'oreille gauche me sille encore, subtilement, dans les moments de silence. Celle de droite a repris le dessus seulement le lendemain matin. Bref, nous sommes mercredi, 3 jours après le concert de Scorpions, et mon audition n'a jamais été aussi mal en point. J'adore le rock et les spectacles de musique et jamais je n'irai me plaindre que la musique était trop forte. Mais j'ai la certitude aujourd'hui que si je veux encore profiter des concerts de musique dans les années à suivre, il va falloir que je me décide à mettre des bouchons lors des concerts...

Car des moments comme ceux que j'ai passé dimanche dernier, je veux en revivre d'autres, plein d'autres. Vous savez, ces moments d'effervescences où on attend impatiemment l'heure fatidique, celle où toutes les lumières vont s'éteindre et que le silence laissera place à la guitare stridente d'un virtuose du heavy métal. Que c'était beau de voir des bêtes de scènes dominer autant une foule dévouée. Que c'était beau d'entendre un rock métal lourd aussi en santé.

Dokken, Whitesnake et Scorpions n'avaient pas de l'air dimanche dernier d'une bande de dinosaures dépassés par la mode et le temps. Confiants, ils ont livré une performance solide, qui a dissipé les doutes des plus septiques, et conquis les 9700 fans présents. Peu de choses à dire sur Dokken, groupe qui m'était pratiquement inconnu. Par contre, plusieurs choses à dire sur Whitesnake, qui ont joué leur greatest hits au grand complet. Du rock pesant, livré par un Coverdale charismatique au coton. Et pour la première fois de ma vie, j'ai vu l'impossible, la chose la plus inusité qui soit... Deux jeunes adolescents de 15 ans en train de se grêller la tête sur la mega-balade "Is this love"... Je n'en revenais pas...

Et que dire de Scorpions, totalement à la hauteur, qui ne sont pas enfargés avec des ballades acoustiques et du nouveau matériel non souhaité par les fans. Le show a débuté avec le premier couplet de Coming home, et a enchaîné rapidement avec la surprenante Bad Boys Running Wild (toune que je déteste en studio), métal au coton ! Les Allemands étaient en forme, ils se sont permis quelques solos de guitares et de batteries, et les Coast to Coast, Big city Nights, The Zoo, Blackout et No one like you ont passé comme du beurre dans la poêle.

Cette avalanche de son a duré plus de 3 heures et demi, juste assez pour me rassasier ! Rassasier de musique, oui, mais aussi de la vision de belles femmes... Car outre les trois ou quatre matantes de 45 ans strappé de cuir, j'ai vu un tas de beaux pêtards ! Toutes sortes de pêtards en fait... Mais demandez-moi pas lesquels, la mémoire me fait défaut, tout autant que l'audition. Oui, j'ai tripé au show de Scorpions dimanche dernier, plus que je l'espérais même et je ne peux m'empêcher de penser à la venue d'Ozzy Osbourne en juin, qui sera tout aussi fulgurante !

Steve Ouellet


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