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Editorial


17 mars 2003





F1: Le grand prix d'Australie nous donne espoir !


merci à rds.ca

Ça faisait longtemps qu'une course de F1 m'avait gardé sur le bout de mon siège comme cela. Et ce sentiment, il est partagé par la majorité des amateurs de course automobile de la planète. Pour cette simple raison, les bonzes de la F1 peuvent être ravis. Inutile de croire par contre que tout cela est dû aux nouveaux réglements. Oui, avouons-le, ils ont aidé à améliorer le spectacle, mais il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. D'ailleurs, ce qui a rendu ce grand prix si palpitant, ce ne sont pas que les nouveaux réglements, mais surtout Dame Nature, qui a simplement épicé la sauce, pour la rendre plus savoureuse.

Mais allons-y étape par étape. D'abord, quelques mots sur les séances de qualifications, qui ont été sublime. L'attention est porté que sur la voiture en piste. Celle-ci n'a pas le droit à l'erreur et doit à tout prix réussir la perfection. Raikonen a été le plus bel exemple de ce que je viens d'affirmer. Celui-ci, vendredi, a poussé la machine à fond pour ravir la pôle à Schumi, mais paf, il l'échappe dans un croche, perd un temps précieux, et doit se contenter du 15ième temps. C'est cruel, mais combien amusant à observer !

Et cela ne l'a pas empêché ce cher Raikonen de voler le spectacle lors de la course du samedi. Dès le tour de chauffe, notre ami quitte le peloton de formation pour entrer aux puits, histoire de mettre tout de suite des pneux sec. Car oui mes amis, il mouillait en Australie, du moins juste avant la course. Et c'est toujours amusant quand la pluie s'en mêle... Qu'importe, Raikonen fera le départ directement des puits et sa décision s'avèrera rapidement être la bonne. Il rattrapera tout le monde, même le grand Micheal en tête, qui lui aussi devra aller se déchausser quelques tours plus tard.

Jamais l'issu de la course n'a été prévisible, pas avant les 9 derniers tours du moins. Et encore là, un doute subsistait. Personne n'avait prévu que Raikonen, parti au départ des puits, prendrait la tête aussi cavalièrement, devant le champion du monde. Personne n'avait prévu qu'une pénalité pour excès de vitesse dans les puits forcerait ce même Raikonen à laisser la tête à nouveau. Personne n'avait prévu que le grand Schumi, à nouveau premier, perdrait ses bavettes sur le devant de la voiture pour être ensuite forcé d'arrêter à nouveau aux puits. Finalement, personne n'avait prévu qu'à la fin de cette course de fou, David Coulthard, parti 11ième, gagnerait le tout ! Devant Montoya, mais aussi Raikonen et Schumi, qui auront survécu à toutes leurs mésaventures.

Une course pleine de rebondissements, qui aura réconcilier bien des gens avec la F1, au moins le temps d'une course. Car il faut être réaliste, à moins que Dame Nature et Dame Malchance pausent continuellement des lapins à Schumi, ce sera encore une fois une domination Ferrari cette saison. Mais au moins, histoire d'une course, on a tous cru que tout était possible, et que même Jacques Villeneuve, s'il avait autre chose qu'une bourique sous la main, pouvait gagner la course. Mais il y a de ces choses qui ne changent pas dans la F1, et la médiocrité de la compagnie BAR en fait partie !



Steve Ouellet


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