Editorial11 septembre 2002 Je me souviens ![]() merci à infinit.com Voici un texte écrit un an plus tôt sur ce triste événement. Je l'ai relis ce matin et je me suis rendu compte à quel point il était encore d'actualité : Triste réalité... Je suis sur le chiffre de nuit... Mardi 11 septembre, je termine à minuit mon chiffre et je retourne chez nous, paisible, avec le sentiment du devoir accompli... J'ai oublié d'écouter la lutte... En fait, je ne l'ai pas enregistré... Whatever... Je suis heureux... La vie est belle... Une petite partie de Diablo plus tard, je vais me coucher, tout heureux, comme si de rien n'était... Je ne me doutais pas que le ciel allait nous tomber sur la tête... Ma blonde m'a réveillé à 9 heures du matin pour m'avertir: " Mon chicounou, je sais que je te réveille, mais va voir à la tv... Y a de quoi d'incroyable qui vient d'arriver..." Je sens la terreur dans sa voix... Elle est troublée... La femme que j'aime est sougeuse, voir héberluée... Et c'est à ce moment qu'une image, qui restera à jamais gravé à ma mémoire, se présente à moi... Les deux tours du World Trade Center, percées à mort par la folie de l'homme... Je suis depuis ce temps troublé... C'est au delà de mes pires cauchemars... Moi l'idéaliste, qui rêvait à un monde meilleur, à une réconciliation des peuples par delà les lois universelles suivantes: * Respectons la vie (humaine, animale, végétale, etc), et laissons-la à ceux qui la veulent bien. * La liberté implique le droit de s'exprimer et de penser librement, et de se libérer de la peur et de la misère. * Nous n'avons pas le droit de mort sur les autres... Oui, mardi le 11 septembre 2001, j'ai perdu mon innocence... Je le réalise à peine, tout comme des millions de gens sur la terre. C'est triste de voir que ce n'est pas un fait pour tout le monde, qu'il est déjà temps de trouver des coupables et de juger ceux qui pensent différement... Au lieu de se demander demain si l'être humain n'est pas allé trop loin, la majorité va se réfugier dans son petit quotidien, en oubliant vite la leçon qui vient de se présenter à nous. Au prix de combien de vies cela durera-t-il encore, je crois que je ne serai jamais assez vieux pour le connaître... Force est d'admettre que la vie a encore beaucoup à m'apprendre... Ce soir, je n'ai pas le goût de jouer à Diablo... Ni de revoir les images de ce cauchemar dans ma tête... J'ai seulement le goût de partager ma déception envers le genre humain, pour mieux dormir demain ! Steve Ouellet
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