Le monde du Bad guy
Prologue
Né en 1976 à l'Hôtel Dieu de Montmagny, au Canada, Joseph Charles Steve Ouellet, surnommé le Bad guy, passa le plus clair de son enfance à Cap-St-Ignace, une des 10 plus vieilles localités nord-américaines, à rêver de devenir joueur d'hockey, astronaute et lutteur professionnel. Motivé par des grandes ambitions, puissamment doué d'innombrables talents, et doté d'un corps d'adonis, bien peu de choses résistent au passage du Bad guy. Fort heureusement pour les autres, il ne cherche jamais à leur faire de l'ombre. Le gars est coloré, il a de la gueule comme on dit par chez nous, mais ce n'est pas le genre à jouer les bouffons devant les curieux. On aime le côtoyer, puisque immanquablement, quelque chose d'amusant va arriver ! Intègre, il croit au pouvoir de la vie, à la présence d'être intelligent sur cette planète, et au retour des Nordiques un jour dans la LNH, mais cela, c'est une autre histoire !
Spécialiste en comportement humain, le Bad guy s'est fait connaître un jour par le monde entier grâce à un banale site de lutte, " Pour les fans de la WWF seulement ". Il s'est démarqué des autres par son style coloré et vigoureux. C'est ainsi qu'il a développé son habileté pour l'écriture, et aussi à raconter ses nombreuses péripéties quotidiennes. Tout le monde se souvient du jour où sa blonde l'a forcé à jouer au curling, bien malgré lui, ou de la fois où il a mangé une poubelle par la tête ! Si le Bad guy est disparu du monde burlesque de la lutte et des écrits internet, il vit toujours par l'entremise du vrai Steve, à qui arrive toujours bien des aventures ! Aujourd'hui, par simple plaisir, le Bad guy renaît de ces cendres, le temps de vous raconter quelques anecdotes amusantes !
Chapitre 1
Montréal, la calice…
Montréal et moi, nous nous détestons mutuellement depuis la fin des temps. Peut-être est-ce un simple malentendu qui est à l'origine de tout cela, je ne saurais dire. Qu'importe, Montréal me fait chier, dans toute sa complaisance, et je lui remets l'appareil à toutes les fois que je peux.
Comprenez-moi bien, il m'est jamais rien arrivé de dramatique là-bas. C'est juste qu'à toutes les fois que je m'y rends, c'est jamais simple. Durant mon enfance, nous allions à Montréal deux à trois fois par année. C'était énorme pour un petit kid qui vivait à plus de 300 km du dit-lieu. Deux choses réussissaient à m'attirer là-bas : la Ronde et les Expos ! Ben oui, j'aimais cela moi descendre la " pitoune " ou me pêter la fraise dans la maison des miroirs !
Et il y a les Expos, les mal-aimés, ceux qui sont la proie favorite des gens qui ne connaissent strictement rien au base-ball, mais qui se permettent quand même de critiquer. Le pire, c'est que c'est le même monde qui ne pratique jamais de sports, qui surprotègent leurs proches et qui bande juste à écouter Radio-Canada AM. Attention, je ne dis pas qu'on est obligé d'aimer le sport, mais avant de le descendre, faut au moins le comprendre. Le base-ball, c'est une histoire d'amour entre l'homme et l'apesanteur. Rituel dangereusement individualiste, mais qui permet au commun des mortels de défier les forces de la nature. Tout le reste est de la frime… Je parle des équipes, de la course autour des coussins, des salaires, des vendeurs de hot dogs, de Youpi, etc. Si tu n'es pas capable de lancer, d'attraper et de frapper une balle, oublie-cela, le base-ball, ce n'est pas fait pour toi ! Le jour que tu comprends à quel point c'est difficile de le faire parfaitement, là, tu peux mieux apprécier le jeu des professionnels, qu'on voit à la TV ou un peu partout sur le continent. Évidemment, c'est une façon de voir les choses ! Même un amateur de base-ball a le droit de ne pas être d'accord avec moi !
Moi, ma passion du base-ball est venue de mon père, qui à chaque dimanche d'été, prenait deux heures de son temps à me lancer la balle. C'était le moment de la semaine que je préférais, car il n'y avait que mon père, la balle et moi. Ensemble, nous ne formions qu'un ! Le reste de la semaine, je me pratiquais… Mon père, qui avait grandi sur une ferme familiale, avait toujours eu l'intention d'offrir à ses enfants de grands espaces pour jouer. Ainsi, juste à côté de la maison, nous avions un grand terrain de pratique comparable à l'avant champ du stade olympique pour jouer à la balle. C'était amplement suffisant pour un jeune de 10 ans, croyez-moi ! Alors, à tous les après-midi, quand je ne partais pas pêcher avec des amis, je prenais mon bâton de base-ball et ma balle, et je m'imaginais une partie. Le jeu se résumait à frapper la balle le plus loin possible, et d'aller retourner la chercher à la marche. Des heures de plaisir ! Parfois, pour me changer les idées, je lançais la balle dans les airs et je m'amusais à la rattraper. Ou bien, je lançais la balle de tennis pendant des heures sur la porte du garage comme un vrai Bill Gullickson, au grand désespoir de ma mère qui entendait un gros BANG à tous les 30 secondes !
Voilà pourquoi mon père n'a pas eu d'autres choix que de m'amener aux Expos, par simple respect pour le sport que nous aimions tous les deux. Dans le temps, du monde, il n'y en avait au stade ! Pas nécessairement parce que les Expos étaient bons, mais simplement parce qu'il y avait moyen d'avoir beaucoup de plaisir dans cette baraque-là ! On montait toute la petite famille à Montréal le vendredi soir pour coucher à l'hôtel. Le lendemain, on passait la journée à la Ronde. Et le soir, grâce à des billets que mon père avait réservé à l'avance, on allait aux Expos. Le stade n'était même encore terminé, mais on s'en foutait ! Les Expos jouaient, et c'est tout ce qui comptait ! Et le lendemain, si les Expos nous avaient convaincus de revenir, on y retournait l'après-midi, à l'admission générale dans le deuxième balcon. On ne voyait absolument rien, mais les Expos jouaient, et c'est tout ce qui comptait !
Évidemment, Montréal n'a pas toujours été aussi clémente envers moi ! Je me souviens de deux ou trois fois où nous avions monté toute la petite famille à Montréal, pour voir une game, et se faire annuler la partie sous les yeux parce que subitement, la crisse de pluie s'était mise de la partie. Y en avait pas de toile à l'époque, et je me souviens trop bien des désagréments. C'est évident que la pluie fait partie de la game, mais essayer de faire comprendre cela à un kid de 10 ans, qui vient de faire trois heures de route. Imaginez maintenant quand les parents sont pris avec trois jeunes garçons en larme, qui sont inconsolables parce qu'ils viennent de manquer la partie ! Ah les petits plaisirs de la vie…
Avec le temps, j'ai vieilli, mais ça ne m'a pas empêché d'avoir d'autres mésaventures grâce à Montréal et à ses charmes. Je me souviens trop bien du jour où justement, nous avons collé le qualificatif de " calice " à notre belle métropole. Je me rendais aux Expos, encore une fois, avec mon ami Big Mouse, mon cousin Razor Edge et sa mère. Comme d'habitude, nous étions partis en avance pour éviter le trafic. Malheureusement, c'était mal connaître Montréal qui s'est arrangé pour nous faire poiroter une heure devant le tunnel. Impossible de rattraper le retard, surtout avec une rue Sherbrooke bien encombrée. Complètement frustré, et échaudé par un chauffard qui venait de nous couper, nous nous sommes laissés aller au pire vomissage qu'il y a eu sur cette foutue ville. Montréal, la calice… Le souvenir est vague, mais je pense qu'on a même crié des noms aux gens qui traversaient la rue, pour dire à quel point ils étaient stupides d'être des Montréalais. J'en conviens, on l'avait échappé… Mais crime qu'on a rit… Finalement, on est arrivé très en retard à la partie, mais au moins, un mythe était né…
Il y a eu aussi le triste épisode du Survivor Series 97, gros gala de lutte télévisé qui se déroulait en directe à Montréal un soir de novembre. Faites-vous en pas, on est pas arrivé en retard, mais putain que Montréal a tout fait pour qu'on manque l'événement. Imaginez-vous donc que cette année-là, le métro était fermé pour réparation. Et nous, les pauvres campagnards, nous avions omis de l'apprendre. Alors, sans se préparer mentalement, nous avons laissé notre auto à Place Versailles pour prendre le métro vers le centre-ville. Sauf que rendu à Frontenac, on nous a invité à descendre pour prendre le relais en autobus. Mais c'est pas si simple pour 8 campagnards un peu éméché par la douce marie-jeanne de se retrouver sur la rue Ontario, complètement perdu dans une ville qu'ils détestent. Surtout quand les imbéciles ont sorti par la mauvaise porte de la bouche de métro et que la putain d'autobus, ils ne la voient pas… Montréal, la calice… Par chance que nous avons été assez déniaisés pour voir 10 minutes après que l'autobus était l'autre côté de l'édifice.
Des conneries de même sur Montréal, je pourrais vous en compter des dizaines, mais je pense qu'on arriverait toujours au même résultat. Montréal et moi, on aime se détester, c'est pas plus compliquer que cela ! Imaginez maintenant le fun que j'ai à lire Écho-Vedettes ou le 7 jours !
Chapitre 2
Les détecteurs de mensonges
À suivre…